Les fantômes de l'hôtel

Les Fantômes de l’hôtel.

 

      Les Fantômes de l’hôtel était un travail sur la mémoire et celles des lieux. Il m’intéressait d’essayer, non pas comme un documentariste, mais par le truchement de l’installation, d’essayer de reconstituer dans la singularité de la chambre ce qui a pu être et qui s’efface à chaque nouvelle occupation.

 

     La question n’est pas d’exhumer exactement ce qui s’est effacé et la manière dont ça l’a été, mais davantage d’essayer de donner un visage à des mémoires et peut-être faire revenir à la nôtre les fantômes qui nous occupent, nous accompagnent et que nous laissons de temps à autre nous échapper.

 

    Les espaces vécus gardent une empreinte de nos passages, de notre manière de les occuper. En règle générale, nous parlons des espaces, nous parlons de nous par notre façon d’envisager les espaces, les lieux. Mais, à bien y faire attention, ce sont peut-être et avant nous, les lieux qui parlent de nous. Que disent-ils après, à partir des empreintes que nous y laissons ?

 

Les Fantômes de l’hôtel.

Installation dans la chambre 121 de l’hôtel Formule1.

Opengraf, La Roche-sur-Yon, 2018.

Stéphan R
Les fantômes de l'hôtel

© Crédits photographiques Catherine Renaudin